Ecole de Paris

J'utilise l'acception intermédiaire d'Ecole de Paris, celle d'origine étant bien trop restrictive pour être pertinente ici, et celle qu'il est courant d'utiliser aujourd'hui dans les cercles élargis étant si vague qu'elle en vide l'appellation de tout sens.

La première acception est extrêmement restrictive. Elle perdure au moins jusqu'à la fin des années quarante. Elle consiste à regrouper parmi les peintres étrangers, les immigrés permanents ou ceux ayant résidés pendant une longue période à Paris, et n'étant rattachés à aucun mouvement pictural significatif. Les peintres immigrés temporaires n'ayant que reçu des leçons par exemple, même s'ils ont subi des influences capitales sont considérés comme peintres de leur pays d'origine. Mais les peintres installés de manière permanente à Paris, ignorés ou reniés par leur propre pays d'origine peuvent bénéficier de cette appellation. C'est par exemple le cas d'Amedeo Modogliani dont l'Italien Gigi Chersa, après la visite de sa petite exposition à la Biennale de Venise en 1922, le jugea "coupable d'avoir abandonné les chemins sûrs de notre tradition, et cité comme exemple de l'aberration où peut atteindre le goût parisiano-métèque perverti de snobisme". Est-ce à dire que tous les peintres étrangers définitivement installés à Paris font partie de cette Ecole de Paris ? Non. En sont exclus ceux rattachés à un mouvement significatif comme le Cubisme ou le Surréalisme, par exemple. Ce ne sont donc que "quelques étrangers, juifs principalement, qui peuvent être classés dans l'Ecole de Paris : ainsi Modigliani, Pascin, Kisling, Chagall, et Soutine, pour ne citer que les plus importants" (Bernard Dorival).

L'acception actuelle, même si elle fait débat, rassemble les artistes ayant contribué à faire de Paris le foyer de la création artistique jusque dans les années 1960. C'est-à-dire beaucoup de monde... Les restrictions de nationalité étrangère ou de non-rattachement à un mouvement pictural n'existent plus. On peut donc y trouver André Derain, Marie Laurencin, Maurice de Vlaminck, Maurice Utrillo, Juan Gris, Othon Coubine, Jules Pascin, Bernard Buffet, Bernard Lorjou, Paul Collomb, Edouard Pignon, Pierre Soulages, Roger Bissière, etc... Soit des artistes représentant toute la diversité de l'art pictural à Paris du début du 20ème siècle aux années soixante. C'est dire si on en cherche la signifiance...

Limitant, autant que faire se peut, le domaine de cette galerie à la peinture française du 20ème siècle, je choisis la définition intermédiaire incluant, non plus des peintres, mais les oeuvres réalisées par des peintres étrangers, établis définitivement dans la capitale, ou lors de leurs séjours à Paris et de leurs voyages en France ou à l'étranger durant ces périodes. Les oeuvres des peintres de l'Ecole de Paris au sens intermédiaire n'ayant pas de page principale dans la galerie, sont donc visibles sur cette page. Les oeuvres des peintres français dans le même cas, sont, elles, proposées sur la page Ecole française.

Fortunato Pirazzini, Femme endormie, nu, Huile sur Toile, Ca.1950Creixams, Pere (Pedro)Van Oeyen, A.


RECEMMENT VENDUS

Paris, Montmartre, La Rue Oubliée, Huile sur Toile, 1930sIvanoff, Alexandre