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Retour à l'accueil - Cette page contient la biographie, une liste non exhaustive des expositions et des musées conservant des oeuvres du peintre

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André FAVORY Nu de Dos, Huile sur toile
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" Joaquim Gasquet, l'ami de Cézanne, et Louis Vauxcelles, l'inventeur du néologisme les "fauves", s'enthousiasment et inscrivent Favory dans la lignée de Rubens et de Cézanne" (Michel Charzat, La Jeune Peinture Française)

Biographie

André Favory nait en 1889 d'un père industriel parisien. Après ses études au lycée Janson-de-Sailly, il poursuit son apprentissage dans l'entreprise familiale jusqu'à son départ au service militaire en 1910. Ses premières oeuvres sont cubistes, inspirées de Gleizes et de La Fresnaye. En 1913, autodidacte, il s'inscrit à l'Académie Julian. En novembre, la Galerie Malpel organise sa première exposition. Après la guerre, l'expérience des tranchées a profondément modifié sa conception de l'art. Il s'éloigne alors du mouvement cubiste, qu'il juge trop intellectuel, pour s'approcher davantage des aspects charnels de la nature et de la vie. Il demande conseil à Derain qui l'encourage à donner libre cours à son tempérament. Ce qu'il fait au Salon des Indépendants de 1920 avec Les Baigneuses une composition au lyrisme flamboyant. Joaquim Gasquet, l'ami de Cézanne, et Louis Vauxcelles, l'inventeur du néologisme les "fauves", s'enthousiasment et inscrivent Favory dans la lignée de Rubens et de Cézanne.



C'est un proche d'André Lhote avec lequel il passe l'été 1920 chez Bissière dans le Lot-et-Garonne. Il fait de fréquents voyages en Belgique pour étudier l'œuvre de Rubens, qui exerce dès lors sur lui une influence déterminante. Il expose à Bruxelles à partir de 1921.

En 1925, son Nu à l'ombrelle est le clou du Salon des Tuileries

Devenu un maître de la couleur, Favory peint désormais des paysages aux tons chauds, des nus voluptueux et des portraits féminins très sensuels. Il expose régulièrement dans les grands Salons (Salon d'automne en 1921-1923, Salon des Tuileries en 1923-1924, etc.). Pendant les années 1920, les œuvres de Favory sont exposées dans de nombreuses galeries à Paris et à Bruxelles, ainsi qu'à Londres, Amsterdam, New York et Tokyo. Pour des critiques aussi influents que Louis Vauxcelles, il est un artiste majeur de sa génération.

En 1925, son Nu à l'ombrelle est le clou du Salon des Tuileries. A Paris, des locomotives des Années Folles - Arletty, Louise Weiss, Yves Mirande - assurent sa réputation.. Anvers, Zurich, Rome, Londres, New York suivent. L'augure de la critique, Waldemar George, s'enflamme : "Favory, je l'admire totalement." Tous les mercredis, il reçoit amateurs et amis - Friesz, Braque, La Patellière, Kisling - dans son atelier de la Villa des Camélias à Montparnasse.



Il mène parallèlement une activité d'illustrateur, pour des ouvrages tels que Les Poèmes de l'humour triste de Jules Supervielle (1919), une réédition de L'Éducation sentimentale de Gustave Flaubert (1924), Ouvert la nuit de Paul Morand (1924), Le Jeu de la “Madame Malade” de Maurice Beaubourg (1926), ou encore Drogues et peintures, album d'art contemporain de François Quelvée (non daté).

Atteint d'une maladie grave et invalidante, il doit cesser de peindre au début des années 1930, et meurt en 1937.


Musées

Centre Georges Pompidou, Musée national d'art moderne, Paris

André Favory a souvent été admiré comme le peintre de la femme. De grands critiques, notamment Louis Vauxelles, Roger Marx, Edmond Jaloux ou encore André Lhote, ont salué son travail, hélas stoppé par la maladie à l’âge de quarante ans. Liées aux couleurs vives du fauvisme, plusieurs de ses œuvres sont aujourd’hui accrochées dans les musées de Bruxelles, Grenoble, du Havre, de Moscou, d’Oslo, de de Riga, Stockholm, au Musée national d’art moderne de Paris et dans de prestigieuses collections.


Expositions

Paris (dont Galerie Marcel Bernheim, 1923)
Anvers
Amsterdam
Bruxelles
Londres,
New York
Tokyo


Bibliographie

Librairie Gallimard."André Favory, Les peintres français nouveaux". No 27.1926.In-16 (125x162mm). Broché, sous couverture ornée d'une vignette.63pp.Texte d'Edmond JALOUX. Avec des reproductions dans le texte, contrecollées et 20 planches hors-texte, sur beau papier couché